Les étudiants de BTS électrotechnique 2e année se sont rendus au Grand Palais pour visiter l’exposition de l’artiste contemporain Leandro Erlich.
Nous y avons découvert diverses installations monumentales qui jouent avec les perceptions des spectateurs pour créer des illusions, sur le principe du trompe-l’œil.
Cette exposition nous a permis d’entrer dans la réflexion proposée par la thématique de culture générale et expression pour cette année : « Le vrai du faux ». Comment distinguer le réel du factice ? Comment le faux peut-il donner l’illusion du vrai ? Les fictions peuvent-elles nous apprendre quelque chose sur notre réalité ? Autant de questions que nous nous sommes posées au cours de notre visite, dont nous vous proposons quelques temps forts.
Tout d’abord, nous sommes entrés dans une grande salle sombre, au point de ne pas distinguer les différents éléments du décor, ce qui concentre l’attention des spectateurs sur l’œuvre elle-même. À première vue, on distingue six barques placées de manière symétrique qui semblent flotter sur l’eau. Mais en réalité, on peut constater qu’il n’y a que trois bateaux, avec un miroir en fond qui donne l’illusion d’en voir six. Par ailleurs, une seconde illusion se révèle aux observateurs attentifs : il n’y a pas d’eau, et ces barques sont en réalité des sculptures en deux parties incorporant, au-dessus, la forme du bateau et, en dessous, celle de son reflet.
Ensuite, la cage d’escalier et l’ascenseur sont deux œuvres jouant sur les effets de profondeur, qui donnent l’impression que la pièce dans laquelle pénètre le spectateur est infinie grâce à deux miroirs face à face qui démultiplient l’espace. Dans ces installations labyrinthiques, le spectateur se trouve désorienté.
La porte fracturée, quant à elle, semble se fissurer progressivement sous l’effet d’un choc. Les éclats s’agrandissent petit à petit, ce qui montre l’augmentation de la puissance de l’impact.
Enfin, la célèbre piscine de Leandro Erlich, Swimming Pool, donne l’impression que des personnes se trouvent sous l’eau alors qu’il s’agit simplement d’une fine couche d’eau sur une surface transparente, à travers laquelle on distingue les gens bien au sec en dessous.
Si vous aimez qu’une œuvre d’art vous surprenne, Leandro Erlich ne vous décevra pas !


